En effet, cela aurait put être un bon gag, ou même un excellent poisson d'avril, mais hélas non.

Le webmaster n'ayant pas jugé le ligne editoriale du site KAMIKAZE.Com  conforme à ses ambitions, il a tout simplement décidé de nous en couper l'accés, (à Morbak et à moi) et de se servir du site comme bon il lui semblait. (et aussi de profiter des sous généré grace à la pub, mais ça c'est un détail qu'il est presque mesquin de souligner)

Seulement voilà, ni Morbak, ni moi, ne voulons confier quatre ans de travail à un geek egocentrique et fou, donc nous avons décidé de le laisser delirer tout seul dans son coin, et nous atteler à la tache pour vous remettre un site sur pied le plus vite possible.

[Edit]: Il semblerait que Fromscratch, le webmaster, ait finalement décidé de fermer complétement le site.

 

Résumé de ces derniers quatre ans.

Kamikaze, c’est d’abord et avant tout l’union de deux synergies, celle de Mr Morbak (Marc Bihan), et celle de Gä (Gaël Denhard), mais aussi celle d’une équipe de plus de vingt personnes. … mais Kamikaze ce n’est pas simplement un journal, un site ou une idée, c’est d’abord et avant tout le travail de cette équipe.

Au début, à la base, c’est un éditeur qui est à l’origine de cette rencontre, c’est lui qui a eu l’idée de les unir pour le meilleur et pour le pire, il voulait faire un journal avec eux (Banzai que ça devait s’appeler)… avant de les lâcher un mois avant sa sortie en kiosque. Comme entre temps (un an et demi), Marc et Gaël ont eu le temps de tomber fou amoureux l’un de l’autre,, forcément ça créer des liens, et ils ont donc décidés de continuer l’aventure, sous le label Kamikaze cette fois ci, en lançant le journal avec zéro centime, tout en paiements à 90 jours. Un pari risqué.

Ayant déjà un peu de bouteille dans le monde de l’édition et de la presse, nous avons décidés de ne pas faire de concessions avec ce projet de Journal/site/équipe. Pas dans nos choix de sujets ou dans notre manière de faire fonctionner l’équipe éditoriale, non, dans notre manière d’être diffusés et financés.

Qui dit finance aujourd’hui, dit compte à rendre, qui dit compte à rendre, dit ligne éditoriale vendeuse, et ce n’est pas ce qu’on avait de faire avec Marc, on se plie déjà suffisamment aux exigences des lois du marché au quotidien dans notre taf pour ne pas à avoir le faire quand on a envie de se faire plaisir.

Plaisir à nous, mais aux auteurs aussi.

Car c’est pour eux qu’on a décidés de mettre en place une telle tribune, sur laquelle ils ont carte blanche et une totale liberté d’expression, étant auteurs nous-mêmes, on sait à quel point ce genre de supports manque dans notre métier.

Mais voilà, refuser d’adhérer au système, et marcher en dehors des schémas déjà établi, c’est risqué, et on l’a bien senti passer lors de notre cours passage en kiosque, on s’est fait torché en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

 

C’est pourquoi on est vite parti se refugier sur internet.

 

Résumé de ces dernières 24 heures.

Mais là encore, il a fallu rassembler des énergies, remotiver les troupes… et trouver quelqu’un susceptible de pouvoir nous faire ça, c’est donc Fromscratch (Charles Augeard) qui s’y est collé, webmaster à la réputation sulfureuse et aux nombreux plans galères si il en est, mais nos deux compères ont finalement décidés de lui faire confiance.

Nous avons également décidés de le payer, sur nos RSA, car nous estimions ce travail trop astreignant et fastidieux pour lui demander de faire ça bénévolement, proposition qu’il a d’abord refusé, puis accepté, puis refusé, puis, on sait plus trop ou il en est là en fait, il a refusé d’encaisser les derniers chéques.

Ensuite, on a fait participer ce webmaster en tant qu’auteur, car il écrivait des trucs drôles, que Gä a pris le temps et la peine d’illustrer et de maquetter, puis finalement ce webmaster a estimé que le contenu n’était pas à la hauteur de ces espérances, il a donc commencé à le signifier régulièrement dans les commentaires, d’abord de façon moqueuse, puis agressive, rajoutant, puis retirant ce qui lui plaisait ou non,  puis finalement ça a débordé sur Facebook, ou il s’est mis a insulter nos camarades dessinateurs, les accusant de vendre leur cul au grand capital ou d’être un patron tyrannique comme il l’a si finement fait remarquer à  notre ami Carali. Ensuite, il a finalement décidé de nous couper les accès à la boite mail, répondant à notre place, puis pour finir aux accès du site, les uns après les autres, avec pour unique argument son désir de pouvoir faire ce qu’il veut du site et pour finir, ce matin, en nous donnant un ultimatum d’une semaine pour accepter ces conditions.

Ce que nous avons refusés donc hein, forcément.  

Notre webmaster fou à donc décidé de continuer le site sans nous, à moins…a moins qu’on enlève absolument toutes les notes de Gä du site (oui, je crois que ce mec a un problème avec moi, mais je n’en suis pas sur encore), auquel cas il consentait à rendre les clefs du site, à la condition qu’il puisse y faire ce qu’il voulait.

On a de nouveau refusé son offre, en lui signifiant au passage qu’il n’avait pas le droit d’utiliser le contenu du site pour vendre des emplacements pub, et donc de se faire du fric avec le travail d’autres personnes.

Il a donc coupé le site.

Voilà, une fois de plus l’aventure Kamikaze se retrouve le bec dans l’eau, c’est chiant parce que vis-à-vis de tout les auteurs qui nous suivent on ne sait plus quoi leur dire, et c’est très chiant aussi parce que demain on est invités a un festival, qui a fourni de l’argent et des efforts pour nous accueillir (SATIRADAX, festival de la satire à DAX, du 2 au 5 juin 2011) et qu’on se retrouve redevable de quelque chose qui n’aurait pas du l’être.

Et enfin, l’ultime trahison, le dernier cocufiage en règle, c’est vis-à-vis de vous lecteurs.

Même si à ce niveau, je me demande si finalement ce n’est pas vous qui nous portez la poisse.

 

Gä et Marc

 

PS : Kamikaze reviendra, comme à chaque fois, ailleurs, autrement.